La coupe du monde féminine

13/06/2015 22:16

La coupe du monde féminine

    

    Commençée depuis le 6 juin 2015, la coupe du monde féminine version Canadienne est la 7ème édition du genre. C'est la chaine W9 cette année qui s'est octroyée les droits de la compétition. Ce samedi était diffusé France - Colombie, 2ème match de poule de la France. Et à vrai dire, le mauvais résultat du match amical de leurs homologues masculins jouant le même jour une heure plus tôt m'a fait regarder la seconde période féminine.

    Évidemment, on ne peut s'empecher de tout comparer entre le football féminin et masculin tant il existe de différences. Alors parlons-en, et tout d'abord avec la forme. 

    Au delà du fait que, d'un point de vue purement macho, les féminines sont très agréables à regarder, on note que l'aspect extérieur, l'image, le style, ne sont finalement que très secondaires chez elles. Un peu maquillées, serres têtes et queues de cheval pour la plupart, on est bien loin de la coupe de cheveux fashion des gars, voire ridicule pour certains. Ou encore de l'exhibition de leurs muscles et de leurs tatouages, les faisant passer pour des icônes de mode à côté de la simplicité féminine. 

    En ce qui concerne le fond, ne nous mentons pas, on s'aperçoit vite d'une différence de niveau. Le jeu des femmes est plus lent. Oui il y a des tacles, des duels aériens, mais elles sont globalement moins physique. Quelques joueuses se démarquent, cependant la technique générale demeure inférieure à celle des hommes. Les contrôles sont moins précis, les frappes plus molles et les pertes de balle beaucoup plus nombreuses.

    Pourtant ces faiblesses deviennent finalement un peu les qualités du jeu féminin. Le manque de physique laisse place à un jeu beaucoup moins haché que les hommes qui font énormément de fautes, éradiquant par la même occasion les exagérations en tout genre. Cela donne une impression plus fluide sur le terrain. Les fréquentes pertes de balle nous ramènent à un jeu plus ouvert, et à une monopolisation du ballon plus difficile, qui chez les masculins peut complètement fermer un match et casser le spectacle pour qui veut maintenir le score. Les décisions de l'arbitre paraissent également plus respectées, la preuve en est qu'il y a eu un pénalty non-sifflé après une main volontaire colombienne dans la surface, ce qui a quand même agacé les joueuses auprès de l'arbitre mais sans qu'il se retrouve pressé, provoqué voire même insulté par les joueurs comme on le voit trop souvent.

    Bilan : j'ai retrouvé l'espace d'une mi-temps l'engouement sportif d'un match de football, je me suis surpris à supporter mon équipe nationale même dans la défaite, sans rien en attendre de plus, juste parce qu'elles transpiraient l'amour du maillot et les valeurs de ce sport. On ressent de la solidarité, et beaucoup moins d'égo. L'esprit n'était pas le même dans la confrontation.

Et l'argent dans tout ça ?

    Inutile de rappeler que les joueuses ont un salaire ridicule comparé aux joueurs. Alors oui, il a certainement sa part de responsabilité dans la déchéance du football masculin. Le football féminin ne jouit pas de la même médiatisation non plus, donc des mêmes rentrées d'argent. Mais s'il l'était ou le devenait, garderait-il longtemps le même état d'esprit ?

    Quoi qu'il en soit, le football féminin se démocratise en France et c'est tant mieux. Il est pour moi à l'antipode du monde masculin. Aujourd'hui dans ce sport, l'homme est le corps et la femme est l'esprit. Mais quoi de mieux pour chacun que de s'inspirer de toutes ces différences pour finalement essayer de n'en tirer que le meilleur...

Posté par Manu le 13/06/2015

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